« Sammy Traoré, l'AJ Auxerre vient de remporter deux succès consécutifs à domicile. Votre saison est-elle enfin lancée ?
Quand tu joues Marseille et que tu gagnes 2-0, forcément, il faut s'appuyer dessus, sans s'enflammer. Il ne faut pas oublier qu'avant ces deux victoires, il y a eu six défaites. Ça veut dire que le club a rencontré des problèmes. Ce n'était pas un hasard. Aujourd'hui, on connaît nos lacunes et nos qualités. La saison est encore longue.
Quelles sont ces lacunes ?
Tout le monde doit faire des efforts dans l'agressivité et à la récupération. Il faut aussi qu'on continue à se montrer costaud en défense. Si on s'est pris quinze buts en sept matches, ce n'est pas pour rien... L'objectif, c'est de resserrer les lignes tout en gardant cet esprit combatif.
Ce que vous êtes parvenus à faire face à Marseille ?
On s'est rendu le match facile, c'est vrai. On a fait une bonne première période. Ensuite, l'OM a changé son dispositif tactique, ce qui nous a beaucoup gêné, mais on a su rester costaud. Il faut aussi reconnaître qu'on s'attendait à une équipe de Marseille beaucoup plus déterminée... Peut-être qu'ils avaient encore leur match de Ligue des champions dans les jambes.
Avez-vous eu le temps de savourer ce succès ou êtes-vous déjà tourné sur la réception de Saint-Etienne mardi en Coupe de la Ligue ?
Le match le plus important, c'est toujours le suivant, d'autant qu'on rentre dans une nouvelle compétition. A nous de bien récupérer mentalement et physiquement pour être prêt mardi. On sait qu'un match difficile nous attend...
Vous aurez quand même l'avantage du terrain, ce qui vous réussi plutôt bien ces derniers temps...
C'est vrai, mais à ce niveau, les écarts entre les équipes sont minimes. Il y a toujours un vainqueur et un vaincu. L'avantage, c'est que Saint-Etienne voyage mal en ce moment. On l'a encore en championnat face à Nice (0-2) samedi. A nous de savoir en profiter en le mettant sous pression d'entrée de jeu.
Ce n'est pas trop difficile d'entamer une nouvelle compétition lorsqu'on n'est pas au mieux en championnat ?
Non, c'est un plaisir ! Si à la fin de la saison, on jongle entre deux, voire trois compétitions, ça sera génial. Ça voudra dire qu'on aura réussi à bien enchaîner, à rester compétitif jusqu'au bout. Nous, notre objectif, c'est d'aller le plus loin possible. Si on peut gagner cette Coupe de la Ligue, on ne va pas s'en priver.
Vous êtes le joker de l'AJA. Comment s'est déroulé votre intégration ?
Très bien, très bien. Les personnes du club m'ont bien accueilli. Et puis, quoi de mieux que de commencer par deux victoires ?
A Paris, vous étiez remplaçant, à Auxerre, vous êtes un leader. Comment passe-t-on de l'un à l'autre ?
Mais même en étant remplaçant, j'ai toujours été un meneur d'homme. Être un leader de vestiaire, pour moi, c'est quelque chose de naturel, ce n'est pas forcé.
